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Mai

2018

Mes Anecdotes

Découvrez l'anecdote pour ce mois de Mai …

A la fin de l’année 1966, j’ai fait la connaissance de Lee Hallyday, celui là même qui, avec sa femme Desta, avait élevé notre Johnny national. C’est grâce au guitariste solo du groupe « Les Lionceaux », Alain Hattat, que je me suis retrouvé dans son bureau.

Il avait écouté une bande magnétique sur laquelle était enregistré le dernier concert des Lionceaux, sur laquelle je chantais quatre chansons de RnB, dont « The house of the rising Sun ».

Cela l’avait bluffé et il avait demandé à me rencontrer, ne serait-ce que pour voir quelle « tête je pouvais bien avoir » pour parvenir à chanter aussi bien ce classique du RnB. Lee m’a longuement « scruté de haut en bas » pendant que j’étais totalement impressionné, ne sachant pas comment me tenir ni quoi dire !

Au bout d’un long moment, Lee exprima son étonnement par rapport à mon interprétation, m’assurant que jamais il n’avait entendu un français, blanc de surcroît, chanter aussi bien une chanson aussi difficile …. et dans un anglais aussi approximatif !

J’ai probablement dû répondre positivement à ses espoirs quant à mon physique et à mon port car il me fit écouter quatre chansons d’artistes noirs de RnB que je ne connaissais pas et me proposa d’enregistrer non pas un 45tours comme de coutume, mais un album entier avec 12 chansons.

Les quatre chansons que j’avais écoutées avec Lee dans son bureau ont été enregistrées à New-York en même temps que plusieurs autres pour Johnny. Avant de partir, Lee avait réservé un petit studio et m’avait fait entièrement confiance pour m’entourer des musiciens de mon choix et y enregistrer huit autres chansons pendant son absence, dont cinq étaient de ma composition.

L’album, titré « Si je ne t’aimais qu’un peu », sortit au cours du premier trimestre de 1967. Il surprit bon nombre de « DJ » qui officiaient sur les ondes des cinq radios importantes de l’époque (RTL, Europe I, France Inter, RMC et Sud Radio), mais ne parvint pas à atteindre un large public.

Par contre, Lee avait gagné son pari de tenter d’imposer un chanteur de RnB blanc et français, car le milieu du show-business parisien avait daigné « dresser l’oreille » pour apprécier le nouveau venu que j’étais, en essayant de comprendre pourquoi j’arrivais dans le paysage de l’audio-visuel avec un album comme premier disque au lieu d’un 45 tours comme c’était l’usage pour un débutant !

La reconnaissance du public viendra l’année suivante quand, après la sortie d’un super 45t en fin d’année 1967 qui devint le « chouchou » de l’émission « Salut les copains » pendant une semaine, et la participation à la tournée de Johnny en octobre et novembre, Lee me fit enregistrer la chanson « Quelque chose tient mon cœur » qui allait devenir mon premier (gros) tube en plein mois de mai 1968… et tout l’été en suivant !!!



Salutation amicale
Herbert LÉONARD

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